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25/09/2017Lancement de l'Action contre la Maltraitance des enfants

le 22 septembre a été lancée l'Action de Lutte contre la maltraitance des enfants par les clubs de Toulouse Sud et Villemur Frontonais.

Conférence sur l’hypnose Ericksonienne du 11 Décembre 2015

L’hypnose Ericksonienne fait partie des thérapies dites brèves, quelques séances, et a un domaine d’application très vaste. De façon générale, tout ce qui touche à la gestion des comportements.

Cette méthode a été mise en place par Milton Erickson. Ce thérapeute très particulier a dû faire face à la maladie invalidante très tôt. Prisonnier de son propre corps à 19 ans pour cause de polio, il mit au point une technique de visualisation du mouvement minimal en se concentrant sur une toute petite partie de son corps , il finit par se rétablir suffisamment pour pouvoir marcher avec une canne et commencer des études de médecine ; C’est en tant que psychiatre qu’il mit au point sa technique d’hypnose .

Celle-ci était employée au préalable par Freud et Charcot pour traiter l’hystérie mais Erickson apporta sa méthode basée sur le respect de l’écologie de la personne et sur les suggestions indirectes, métaphoriques.

Le but de l’hypnose est de réinscrire le disque, de changer positivement les comportements, de faire s’effondrer les croyances  limitantes profondément ancrées en nous. Pour se faire, on déconnecte le cerveau gauche celui de l’intellect pour avoir accès au cerveau droit celui de l’inconscient et lui faire parvenir des suggestions positives qui vont se substituer aux croyances négatives.

Méthode de la Thérapie en hypnose

1-Anamnese

C’est le premier rendez-vous ou le thérapeute va recueillir toutes les informations sur son consultant .

Le but de sa visite bien sûr, sa motivation, son histoire personnelle, les attentes par rapport à la séance, son histoire de vie et toute son écologie. C’est-à-dire les freins qui pourraient l’empécher d’atteindre son but (par exemple pour le tabac,  la prise de poids ou le conjoint qui fume …).

On va essayer de rechercher à l’inverse toutes les valeurs positives et porteuses de l’individu en l’interrogeant sur ses capacités, ses domaines de réussites , ses gouts…

Cet entretien se mène en utilisant comme technique l’écoute active.

C’est-à-dire la synchronisation avec le sujet verbale, para verbale, non verbale.

C’est en anglais le mirroring pacing leading , on observe on se synchronise et on prend la main … C’est à dire on propose un autre comportement qui sera suivi par le consultant.

Dès l’anamnèse s’installe une hypnose conversationnelle basée sur la reformulation positive et déjà dans la suggestion .On utilise la reformulation.

Ex : Je viens pour arrêter de fume,  devient «  vous venez me voir pour vous libérer du tabac… »

Ex : Je n’ai pas confiance en moi, je me sens moche et nulle peut devenir « si je comprends bien vous venez pour prendre de l’assurance et retrouver une vision positive de vous-même.. . »

Le thérapeute observe une position basse et est en tri sur l’autre, c’est-à-dire dans une écoute bienveillante.

Enfin durant cette séance le thérapeute doit déterminer le Vakog de son consultant. Son système de perception du monde principal (visuel auditif kinesthésique olfactif et gustatif), dans les faits cela devient le VAK(le kinesthésique englobant l’olfactif et le gustatif).

Une personne qui dira « est ce que vous voyez ? » , ou « c’est très clair » est une personne à dominance visuelle, on va falloir lui parler lors de la séance de façon visuelle.

A l’issu de l’anamnèse on peut donc déterminer une stratégie pour la séance.

 

La séance d’hypnose

Objet :

Mettre la personne en état modifié de conscience pour pouvoir travailler en métaphore ou symboliquement.

Déroulement d’une séance, je ne donnerai ici que quelques pistes car il y a à chaque étage du travail mille façons de procéder.

Une séance type se passe ainsi

Induction : Concentration du sujet sur un point fixe ou sur des perceptions. But :mobiliser le cerveau gauche dans une action consciente.

Pose de fusibles : on donne à la personne le choix d’accepter ou pas les suggestions et la possibilité de revenir « ici et maintenant » si elle en ressent le besoin. Elle est libre.

Approfondissement : dans cette phase , on utilise tout un tas de méthodes différentes que l’on retrouve en sophrologie pour détendre la personne, de façon physique et psychique, afin de l’amener dans cet état modifié de conscience, cette transe que nous repérons …généralement en dissociation entre corps et esprit .

Phase de travail:

Dans cette phase nous travaillons le souci comportemental de la personne, ses angoisses, ses doutes, en métaphores ou suggestions directes, nous pouvons amener la personne à agir concrètement ou symboliquement. Généralement  tout travail passe dans un premier temps dans un renforcement positif du moi.

C’est tout le travail du thérapeute qui se situe là, séance basée sur l’anamnèse, unique et personnelle, adaptée et positive.

Il y a ensuite une phase de futurisation, où la personne se voit dans ses nouveaux comportements.

Une phase d’ancrage dans le silence.

Enfin une phase de réassociation puis de réveil.

Nous procédons alors à un débriefing de la séance et généralement il y a une prescription de taches à effectuer.

 

Tout cela se fait en utilisant les techniques mises au point par Milton Erikson, que l’on appelle le « Milton modèle », technique de parole comme le saupoudrage, en prononçant de façon plus accentuée un mot, où les boucles, en instaurant de liaisons de causes à effet…

L’hypnose est une thérapie douce , respectueuse de l’écologie de la personne qui permet de traiter pas mal de maux avec des mots.

Elle est utile dans la gestion des addictions, tabac, grignotage …

Dans la gestion de la douleur, apprendre à maitriser, à dériver, à anesthésier…

Dans l’aide à la fertilité, en déverrouillant les blocages, dans les phobies, crises de panique, terreurs nocturnes, dans la gestion du sommeil, la préparation aux examens ou aux compétitions sportives, la gestion du stress et des émotions, la perte affective, le deuil, les traumatismes, l’estime de soi, la confiance en soi… la liste est longue, mais ce sont là les demandes les plus répandues.

Conférence sur la poliomyélite du 13 Novembre 2015

La Polio, appelée aussi Maladie de Heine Medin ou Paralysie spinale infantile.

C’est une maladie infectieuse, aigüe , contagieuse spécifiquement humaine, causée par le Polio Virus Sauvage dont il existe trois types le PV1 – PV2 – PV3 .

Transmise par voie digestive elle est inapparente chez 90 à 95 % des sujets et le plus souvent dans le reste des cas les symptômes sont bénins et non spécifiques.

Ce n’est que dans 1% des cas que l’infection touche le système nerveux central, elle entraîne alors une méningite et atteint les motoneurones de la corne antérieure de la moelle  épinière qui définit la polio proprement dite ou Poliomyélite  Antérieure Aigue.

Il en résulte des paralysies flasques des membres inférieurs essentiellement.

HEINE et MEDIN l’étudient et la décrivent au 19ème siècle.

De 1880 à 1950 la maladie sévit dans le monde entier sur un mode épidémique handicape et tue plusieurs millions de personnes.

Les progrès de l’hygiène et surtout la vaccination feront reculer son incidence. Les travaux de SALK et SABIN dans les années 50, créent 2 vaccins efficaces pour combattre la maladie.

Depuis 1988 l’éradication de la polio fait l’objet d’une initiative mondiale sous l’égide de l’OMS, de l’UNICEF et du ROTARY international.

La Campagne de vaccination de masse a fait passer son incidence de 350.000 nouveaux cas par an en 1988, à 1.500 cas en 2008, à 500 cas en 2011.

Son ERADICATION est officielle sur le continent Américain, en Europe et dans les régions OMS du Pacifique occidental Chine comprise.

En 2012 : encore endémique au Nigéria, Pakistan et Afghanistan qui concentrent la quasi-totalité des cas.

En 2014 : une dissémination de la maladie est observée sur une dizaine de pays, Asie Centrale, Moyen Orient et Afrique Centrale, constituant selon l’OMS une situation d’urgence de Santé publique.

 

 

 

HISTOIRE DE LA POLIO

 

On pense que ce virus existe depuis des millénaires, l’obligation de notifier les épidémies a été prise en 1905 (Suède, Norvège), 1909 (Etats-Unis), en 1911 (Grande Bretagne) et le 28 septembre 1916 en France.

Les épidémies sont régulières et dramatiques à partir de 1910, dans les pays industrialisés, surtout dans les villes et durant les mois d’été.

Des gravures d’Egypte Ancienne représentent des personnages handicapés moteurs ; dans les années 1960 des Egyptologues Anglais découvrent des traces de virus polio sur un squelettes datant de 3400 AJC.

Chez Hippocrate, médecin Grec et chez Gallien Empereur Romain on retrouve des paralysies.

Les premières descriptions ont lieu en 1784 et 1813, ce n’est qu’à partir de 1860 que les médecins découvrent les dommages spécifiques causés à la moelle épinière d’où le nom : Polio du grec Polios (gris), myelos (moelle) et ite (inflammation).

C’est Jacob HEINE (physicien Allemand) a qui l’on doit la première description précise de la maladie, il introduit le terme de paralysie spinale et suggère la localisation des lésions dans la corne antérieure de la moelle épinière.

Cette hypothèse sera confirmée par Victor André CORNIL, son élève Jean Martin CHARCOT et Guillaume DUCHENNE de Boulogne.

En 1887, un pédiatre suédois Karl Oscar MEDIN face à 44 cas à la polyclinique de Stockholm, décrit les phases de la maladie et acquiert une reconnaissance internationale au 10ème congrès de Berlin de 1890.

Toujours en Suède, en 1905,  le docteur VICKMAN après une épidémie qui fait 1.031 victimes et après un travail colossal, étudie de façon plus précise cette maladie, c’est lui qui nomme la Polio : MALADIE DE HEINE MEDIN. Ceci conduit la Suède à la déclaration obligatoire des cas de polio.

En 1941, on confirme de façon définitive le portage digestif du virus.

Simon FLEXNER découvre des substances germicides : Anticorps.

En 1916, on utilise cette sérothérapie (AC de serum de convalescents) pour l’épidémie des Etats Unis et cette sérothérapie sera utilisée jusqu’en 1940 (Etats Unis et Canada).

En 1934 – 35, 2 vaccins américains rivaux et indépendants (Maurice BRODIE pour la forme inactivée, et le docteur KOLMER pour la forme atténuée) sont peu ou pas efficaces et même fatals. Les vaccins sont abandonnés pour 20 ans.

 

 

 

L’ERE DES VACCINS

 

LE VACCIN INJECTABLE

Après plusieurs essais, de 1948 à 1952, fin 52,  Jonas SALK à partir d’un virus inactivé, après s’être administré à lui-même et à sa famille le vaccin  fait de nombreux essais mais le fait que ce soit un vaccin à virus inactivé lui vaut de nombreuses critiques, d’autant que SALK était un chercheur classé « égoïste » car ne reconnaissant pas l’énorme travail de son équipe de laboratoire de l’Université de PITTSBURG.

En 1955, la vaccination de plus de 1,8 million d’enfants en étude en double aveugle, confirme le succès de ce vaccin, mais dès avril 1955, on découvre les premiers cas de polio vaccinale : 205 cas (79 par enfants vaccinés et les autres par contact avec ces derniers !!) ¾ atteints de paralysie et 11 décès.

Dès le mois de mai on arrête le programme,  mais ce premier programme est entaché par la fourniture de lots défectueux (virus vivant non atténué).

 

 

LE VACCIN ORAL

En 1956, Albert SABIN (Américain d’origine polonaise (il inocule 9000 singes et 133adultesd’une prison d’Ohio).  l’OMS appelle à l’organisation d’essais à grande échelle pour les vaccins atténués, et celui de Sabin est testé sous l’égide de l’OMS, en dehors   des Etats Unis sur 80 millions de personnes (Russie, Pays Bas, Mexique, Suède, Japon).

En 1959, le comité spécial créé un an avant par les National Institutes of Health, établit la supériorité des souches SABIN par rapport aux autres souches cultivées par KOPROWSKI et COX.

Le 24 avril 1960, c’est le SABIN SUNDAY (dimanche de SABIN), premier test massif aux Etats Unis.

En 1963, LE VACCIN TRIVALENT SABIN obtient son autorisation.

Le recours au vaccin injectable SALK diminue beaucoup (2% seulement).

En France, en 1964, la vaccination devient obligatoire et gratuite.

SANOFI PASTEUR est le premier fournisseur mondial de vaccin polio qu’il soit oral atténué ou injectable inactivé.

 

 

TRAITEMENTS

 

En 1950 SEROTHERAPIE : mais impossible à utiliser à grande échelle par manque de sérum.

METHODES ALTERNATIVES : En 1948 vitamine C à forte dose semblant donner de bons résultats, en 1950 chlorure de magnésium mais ces deux méthodes sont oubliées.

 

ESSOR DE CERTAINS TRAITEMENTS

Ventilation Non Invasive à pression Négative (poumon d’acier) dans les atteintes neurologiques les plus sévères ont permis à des milliers de patients de retrouver leur autonomie respiratoire au bout d’une à deux semaines.

En 1952 au Danemark, Bjorn IBSEN a développé l’assistance respiratoire à long terme par Ventilation Invasive à pression positive, le taux de mortalité chute de 87% à 25%.

Depuis il existe des respirateurs artificiels portatifs.

L’étude de la polio aura permis une importante avancée dans le domaine de la rééducation dont profitent aujourd’hui les personnes victimes de traumas craniens, d’ AVC ou de maladies neuro dégénératives.

 

 

 

LE PROGRAMME D’ERADICATION

 

En 1985, le PAN AMERICAN HEALTH ORGANIZATION (PAHO) décide d’éradiquer la polio des Amériques.

En 1988, la 41ème assemblée mondiale de la santé composée de délégués de 166 Etats, décident d’éradiquer la polio dans le monde.

C’est ainsi qu’est née l’INITIATIVE MONDIALE D’ERADICATION DE LA POLIO, sous la direction de l’OMS, de l’UNICEF, des Centres « for diseases control and prévention » des Etats Unis (CDC) et du Rotary international (Global polio eradication initiative).

Ce projet voit le jour, en 2005, et l’atteinte de la cible est repoussée en 2010.

Le Rotary International et la Fondation Bill et Melinda GATES, annoncent en 2007 un partenariat destiné à injecter 200 millions de dollars dans le programme.

Le Rotary affirme que sa participation au programme, grâce à ce partenariat de financement, dépassera le 1,2 milliard de dollars.

 

 

LA MALADIE ELLE-MEME

C’est sciemment que je ne m’étendrai pas sur les signes cliniques car l’intérêt majeur reste les vaccins, leurs histoires et leurs implications.

 

LE VIRUS : genre Entérovirus, ressemblant à celui  de l’hépatite A (même taille, même famille).

L’homme est le seul Réservoir  avec un tropisme particulier pour le tube digestif.

3 SEROTYPES : PV1 – PV2 –PV3.

 

TRANSMISSION :  Humaine, Orale, Saisonnière (été dans les pays tempérés).

 

FACTEURS AGGRAVANTS : Grossesse, Immunodépression, médicaments, vaccins antérieurs.

 

LA CLINIQUE :

1.      Les formes asymptomatiques : 90 à 95% des cas.

2.      Symptômes mineurs et formes extra neurologiques 4 à 8% des cas. Syndrome grippal, maux de tête, de gorge, nausées….

3.      Formes neuro méningées non paralytiques. C’est une méningite à liquide clair comme on rencontre dans d’autres virus.

4.      Poliomyélites antérieure aigue. Un sujet sur 200 à un sujet sur 1000. La paralysie qui résulte de cette atteinte des motoneurones de la corne antérieure de la moelle épinière a 3 variantes selon la localisation (spinale, bulbaire, spinobulbaire). 

Forme spinale : Ce sont surtout les membres et en particulier leur partie proximale (cuisse et bras qui sont atteints avec un aspect dissymétrique.

Forme bulbaire : 2% des cas. Paralysie des muscles innervés par les nerfs crâniens, signes d’encéphalite, difficulté respiratoire, trouble de la parole et de la déglutition ; même le nerf oculaire peut-être atteint.

Forme spinobulbaire : Appelée polio respiratoire. (atteinte entre C2 et C5). Elle donne une paralysie diaphragmatique avec atteinte du nerf phrénique. C’est une forme redoutable nécessitant une ventilation mécanique. Elle peut conduire aussi à la paralysie des membres comme elle est mixte, à des troubles de la phonation, de la déglutition, et à des troubles cardiaques.

L’évolution de la maladie est fonction de sa localisation.

A noter : Un syndrome de post polio : 30 à 40 ans après la maladie, grande fatigue, faiblesse, aggravation des paralysies.

En 2002 : 55.000 personnes avaient des séquelles de polio en France, 700.000 en Europe, 1 million aux Etats Unis.

 

TRAITEMENTS :

Strictement symptomatiques, en fonction de l’atteinte, antalgiques, antibiotiques pour éviter la surinfection bactérienne, réanimation dans les formes graves, exercices physiques, rééducation, prothèses, chaussures orthopédiques et interventions orthopédiques si nécessaire.

 

PREVENTION :

PREVENTION NON SPECIFIQUE : respect des règles d’hygiène alimentaire et propreté des mains

LE VACCIN EST LE SEUL MOYEN DE PREVENTION SPECIFIQUE.

En France : L’obligation vaccinale de la polio est instituée par la loi n°64643 du 1er juillet 1964 et par plusieurs décrets dont celui du 19 mars 1967.

Les 2 vaccins sont comme je vous les ai déjà cités :

·        Un vaccin inactivé par voie injectable (IM ou sous cutanée)

·        Un vaccin atténué par voie orale.

Les 2 confèrent une immunité efficace.

Le vaccin injectable de Jonas SALK  (VPI ) annoncé le 12 avril 1955, à l’heure actuelle trivalent (PV1 –PV2-PV3) protège contre les 3 souches du virus. Il peut être administré à partir de 6 semaines et induit une immunité sérique mais ne protège pas du portage viral.

Ses contrindications : maladies aigues fébriles, immunodépression, grossesse, allergie.

Le vaccin oral d’ Albert SABIN (VPO) mis au point en 1957 et autorisé en 1962. Il en existe de monovalents contre chaque type de polio et des trivalents sur les 3 souches. Il donne 95% de protection après 3 doses et peut-être pris dès la naissance.

Il est le seul vaccin approprié et recommandé pour éradiquer les polio virus sauvages à travers le monde. Il a les mêmes contre-indications que les vaccins atténués.

4 cas sur 1 million d’injections de polio paralytique ont été associés au vaccin (PPAV), mais surtout sur un terrain immunodéprimé ; toutefois à cause de ce risque, certains pays ont abandonné le VPO, assez bon marché et facile d’utilisation, pour revenir au VPI plus couteux.

Situation actuelle des vaccins : En France, le dernier cas autochtone remonte à 1989, 1 cas importé en 1995.

Entre 1979 et 1986, 11 cas ont été associés au VPO, dont 6 après la première dose. Donc un risque de 3 sur 10 millions de doses. Aucun cas post vaccinaux  depuis 1986.

La maladie reste un problème de santé publique en Afrique et en Asie comme nous l’avons déjà dit.

Pour anecdote : quelques patients célèbres : Franklin ROOSEWELT (mais plutôt atteint d’un syndrome de Guillaim Barré) , le musicien Neil YOUNG , l’écrivain Arthur C CLARK, Francis COPPOLA et Mia FARROW.

 

Visite du gouverneur du District 1700

Madame le gouverneur du District 1700, Elizabeth Delaygue, nous a rendu visite au club ce 2 Octobre 2015:

 

Le mois d’octobre, cette année, est pour moi essentiel à 2 niveaux : C’est le mois de l’action professionnelle

Le samedi 24 octobre est la Journée Mondiale contre la POLIO.

Rappelons simplement que nous sommes avant tout des professionnels et que nous devons agir au Rotary comme des professionnels, c'est-à-dire avec la même rigueur, la même exigence et la même éthique !

Mesurons les résultats de nos actions pour pouvoir en tirer les conclusions et les améliorations. Le Rotary, c’est du plaisir bien sûr, mais ce n’est pas un violon d’Ingres :

ne sommes-nous pas heureux et fiers d’un travail accompli avec succès ?

Nous avons été invités au Rotary car nous sommes des professionnels reconnus dans notre domaine, alors restons-le jusqu’au bout pour Faire Don de Soi au Monde !

Savez-vous que j’ai eu l’idée un peu folle de mobiliser le plus de monde possible pour marcher le samedi 24 octobre pour En Finir Avec la Polio ?

Dans ce but j’ai suggéré à la Coordinatrice Nationale du Rotaract France, Fatiha Zelmat, d’en faire leur action nationale. J’ai communiqué auprès de tous les Gouverneurs de District de la zone 11. Le défi a été relevé ! La grande famille du Rotary se mobilise, faisons en sorte que ce soit un succès réel et tangible ! Merci, mes amis, de marcher ce jour-là en famille, avec des amis, des clubs de randonneurs…

Nous montrons ainsi à tous que nous savons Faire Don de Soi au Monde !

Je finirai en attirant votre attention sur une action démarrée dans certains clubs en France et qui pourrait devenir une action rotarienne nationale : « Jetons le cancer » est le moyen pour le Rotary d’aider directement la recherche sur le cancer.

 

Conférence sur la maladie d'Alzheimer

C’est avec des mots simples mais surtout avec beaucoup d’humanité que Mme le Pr Fati NOURASHEMI nous a apporté un éclairage particulier sur la maladie d’Alzheimer.

Le mécanisme de la maladie, ses facteurs déclenchants ou aggravants, la détection et l’évaluation des premiers symptômes, sur l’avancée de nos connaissances en matière de traitement. Comment à défaut de guérir, nous pouvons en atténuer ou en retarder les effets. Comment notamment les Halte Répit peuvent améliorer l’environnement du malade en apaisant le quotidien des familles et des aidants.

Quelles sont les populations les plus exposées et quels sont les facteurs de risques génétiques.

Merci au Pr Fati NOURASHEMI pour cette conférence qui a suscité beaucoup de questions d’un auditoire conquis.

Un an sans cas de Polio en Afrique

Ce 11 août fera date : une année entière se sera écoulée en Afrique sans aucun nouveau cas de polio.



On ne peut pas assez insister sur l'importance de cette étape majeure. Une Afrique exempte de poliomyélite se pointe à l'horizon depuis plus d'une décennie. Le travail acharné et l'engagement qui nous a permis d'en arriver là sont absolument héroïques :  des dizaines de milliers d'agents de santé ont vacciné des centaines de milliers d'enfants dans 54 pays dans des conditions parfois inimaginables. Ensemble, nous avons accompli ce qui semblait impossible : nous avons arrêté la poliomyélite en Afrique.
Mais il ne faut pas crier victoire trop vite. Tant que la maladie reste endémique au Pakistan et en Afghanistan, le virus peut toujours se propager et déclencher de nouvelles épidémies. Aujourd'hui, plus que jamais, nous avons besoin de toute l'énergie des Rotariens pour nous propulser jusqu'à la ligne d'arrivée : pas simplement une Afrique sans polio, mais un monde sans polio.
Où que vous soyez, que votre pays se soit débarrassé de la poliomyélite récemment ou il y a plusieurs décennies, nous avons besoin de vous. Je vous invite à consulter et à utiliser cette documentation pour sensibiliser le public à cette cause. Il est nécessaire que chaque Rotarien, dans chaque Rotary club, parle autour de lui de la polio afin de nous assurer que les médias couvrent nos progrès et que les élus considèrent l'éradication de la polio comme une priorité internationale. Vos efforts sur le terrain nous ont permis d'obtenir cette année une couverture médiatique plus importante qui s'est traduite par un soutien accru à notre travail. Ensemble, nous devons faire en sorte que la poliomyélite reste dans les esprits, continue d'être une préoccupation de nos gouvernements et bénéficie de l'élan actuel pour être enfin éliminée.
La bataille a pour l'instant été remportée en Afrique, mais nous avons besoin de tous les Rotariens pour atteindre notre but. Afin de Faire don de soi au monde, le Rotary doit en finir une bonne fois pour toutes avec la polio. 


Sincères salutations,

K.R. RAVINDRAN, président du Rotary International